Les chevaliers au Moyen-Âge

 
Les chevaliers

A partir de l’an mil, les puissants dans la société sont des guerriers combattant à cheval, les chevaliers. Leurs principales activités sont l’entraînement au métier des armes, la chasse et la guerre.
La formation d’un chevalier
L’adoubement

Vers 6 ans, le seigneur place son fils chez un parent (un oncle par exemple) ou un ami qui devient son parrain. Bien des chevaliers adultes se souviendront avec tristesse de cette brusque séparation. Au fil du temps, le garçon fait son apprentissage. Il apprend à monter à cheval et à manier l’épée. Pendant quelques années, il est tour à tour page, puis écuyer, portant sur le champ de bataille l’écu et le bouclier de son maître. Puis voilà enfin le grand jour : il va devenir chevalier.

L’adoubement est la première grande cérémonie de sa vie. Ce jour-là, son maître, le seigneur qui l’a hébergé et nourri depuis son enfance, va lui remettre solennellement ses armes.

A l’origine, ce geste pouvait avoir lieu le soir d’une bataille mais, à partir du XII° siècle, il prend un caractère religieux : les armes sont bénies et le jeune homme va passer la nuit à veiller et à prier. Le lendemain, il recevra de son seigneur la ”colée”, puis celui-ci lui donnera son épée et ses éperons.

La cérémonie a évolué au cours des siècles, mais elle garde la même importance et représente le passage de l’enfance à l’âge adulte, l’adoption du nouveau combattant parmi les Anciens.

L’équipement

Les armes du chevalier peuvent être classées en deux catégories :

- certaines sont défensives (haubert, écu, heaume…),

- d’autres offensives (épée, lance…)

Les activités des chevaliers

A) Les batailles

La principale activité des chevaliers est la guerre. Elle est pour eux un moyen d’agrandir leurs seigneuries ou de s’enrichir grâce aux butins et aux rançons.

Si certains ont peur, d’autres se réjouissent à l’idée de la bataille. Voici ce qu’en dit le troubadour Bertran de Born (1140-1215), seigneur de Hautefort en Périgord. "J’ai grande joie quand je vois, à travers les champs, bien rangés, les chevaliers armés et les chevaux. J’aime voir les châteaux assiégés, les palissades rompues et démantelées. Je vous le dis, je trouve moins de plaisir à manger, boire et dormir qu’à entendre le cri "à moi" s’élever dans les deux camps, les chevaux sans cavalier hennir sous les ombrages et les appels au secours, moins qu’à voir tomber les uns et les autres dans l’herbe au-delà des fossés, qu’à voir les morts avec, fichés dans leurs flancs, des tronçons de lance et leurs petites bannières."

Dès le XI°siècle, faire la guerre est réservé à ceux qui peuvent payer l’équipement : l’épée, le haubert de mailles et le cheval, prestige du chevalier, qui, à lui seul, vaut une fortune.

B) Des loisirs

1) La chasse

Tout au long du Moyen Age, la chasse reste une véritable passion pour la noblesse. On distingue alors la chasse à courre avec meute de chiens, et la fauconnerie, chasse avec des oiseaux de proie. Elles sont pratiquées même en temps de guerre.

Le noble chasse le gros gibier (sangliers, cerfs, loups, ours) ou le petit gibier (oiseaux, faisans, lapins…).

La chasse est un bon entraînement pour la guerre ; c’est une sorte de sport, mais elle a également son utilité lorsqu’il s’agit de détruire des bêtes féroces qui menacent les récoltes, les animaux domestiques ou même les hommes. Tel est le cas du loup, très répandu au Moyen Age.

2) Les tournois

Apparu à la fin du XI° siècle, le tournoi est d’abord une véritable bataille, au cours de laquelle s’affrontent deux troupes de chevaliers. Les règles sont peu précises et la mêlée est souvent violente. Cette forme de combat, primitive et brutale, se codifie peu à peu : dans la joute, deux chevaliers sont lancés au grand galop de chaque côté d’une palissade. Ils tentent mutuellement de se renverser à l’aide d’une longue lance de frêne. Si les deux concurrents tombent, ils poursuivent le combat avec des armes émoussées. Les vainqueurs prennent les armes, les chevaux de leurs adversaires et reçoivent de nombreux prix.

Pour préparer les joutes, mesurer leur habileté, les chevaliers s’entraînent à la quintaine. C’est un simple mannequin de bois pivotant sur un pieu. Il porte d’un côté un écu et de l’autre côté un lourd gourdin. Les chevaliers doivent essayer – ils bénéficient de cinq tentatives – de le renverser d’un coup de lance. Malheur à qui ne réussit pas! La quintaine bien graissée effectue alors un demi-tour et le maladroit est rudement frappé. On s’entraîne également à l’escrime, au bâton ou à l’épée. Dans un champ, les chevaliers pratiquent le béhourd, consistant à s’élancer l’un contre l’autre avec une lance pour tenter de désarçonner l’adversaire.

About these ads
Cette entrée a été publiée dans Non classé. Bookmarquez ce permalien.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s